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Mesurer la couleur des plastiques et convenir de sa tolérance

Une valeur de couleur ne se comprend que si l’on sait sous quelle lumière, avec quel observateur, quelle formule et quel instrument elle a été obtenue. Nous vous expliquons comment se mesure la couleur d’une pièce en plastique et ce qu’il vaut mieux définir avant de l’approuver.

Technique16 min de lecture

Dans cet article

En bref

  • La couleur s’exprime par trois valeurs dans l’espace CIELAB : la clarté L*, la position entre le vert et le rouge a* et la position entre le bleu et le jaune b*.
  • L’écart entre deux couleurs s’exprime par une formule ΔE. La formule recommandée aujourd’hui est CIEDE2000 (ΔE00), et les valeurs issues de formules différentes ne doivent pas être comparées entre elles.
  • Deux pièces peuvent paraître identiques à la lumière du jour et se distinguer sous l’éclairage d’un magasin. C’est le métamérisme, que l’on détecte en comparant sous plusieurs lumières.
  • Le brillant, la texture, l’épaisseur et les conditions d’injection peuvent modifier la couleur perçue comme la couleur mesurée.
  • La pratique ASTM D2244 ne fixe pas de valeur de tolérance pour les pièces en plastique : elle demande que l’acheteur et le vendeur la définissent d’un commun accord. Mieux vaut la fixer à partir d’échantillons réels, avec une évaluation visuelle en cabine.

Une couleur approuvée au bureau peut sembler différente à côté d’une autre pièce, sur le linéaire d’un magasin. Cet écart a des causes techniques, et on peut l’anticiper.

Nous vous expliquons comment on mesure et compare une couleur, ce qu’est le métamérisme et ce qu’il vaut mieux définir avant de fabriquer. Nous écrivons depuis notre usine de Tibi (Alicante), où nous fabriquons par injection et soufflage plastique. L’étape Des granulés à la couleur de notre page d’accueil vous montre à quel moment la couleur entre dans une presse à injecter.

Pourquoi l’œil ne suffit-il pas pour approuver une couleur ?

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La couleur que nous percevons dépend à la fois de la lumière, de l’objet et de celui qui le regarde. Comme la vue de chacun et l’éclairage de chaque lieu diffèrent généralement, deux personnes peuvent ne pas s’accorder sur la couleur d’une même pièceSource 1.

Un instrument ne dépend pas de la vue de l’observateur : il exprime l’écart en chiffres et détecte des différences que l’œil ne distingue pasSource 2. Pourtant, la correspondance des couleurs se vérifie généralement à l’œilSource 3, et dans les plastiques on associe l’évaluation visuelle à la mesureSource 4Source 5.

Comment une couleur se traduit-elle en chiffres ?

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La référence est l’espace colorimétrique CIELAB, que la CIE (Commission internationale de l’éclairage) définit dans la norme ISO/CIE 11664-4 pour la couleur des objetsSource 6. Il situe chaque couleur par trois coordonnéesSource 7.

  • L*, la clarté, qui va du foncé au clairSource 8.
  • a*, la position entre le vert, aux valeurs négatives, et le rouge, aux valeurs positivesSource 7.
  • b*, la position entre le bleu, aux valeurs négatives, et le jaune, aux valeurs positivesSource 7.

Le même point se décrit aussi en coordonnées cylindriques, L*C*hSource 9. Le chroma C* est la distance entre la couleur et l’axe de clarté ; plus il est élevé, plus la couleur paraît intenseSource 4Source 8. La teinte h est un angle qui part de l’axe +a* (0°, rouge) vers l’axe +b* (90°, jaune)Source 4Source 7.

La lumière et l’observateur font partie de la mesure

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Des valeurs L*a*b* n’ont de sens que si l’on sait sous quelle lumière elles ont été calculées. C’est le rôle des illuminants, des lumières normalisées décrites numériquement par leur répartition spectraleSource 4Source 10.

Illuminants normalisés cités dans cet article
IlluminantLumière représentéeTempérature de couleur approximative
D65Lumière du jour moyenneSource 106 500 K
D50Lumière du jour plus chaude, celle qui est recommandée en photographie et en impressionSource 10Source 35 000 K
ALampe à incandescence à filament de tungstèneSource 102 856 K
F2Lampe fluorescente blanc froidSource 114 200 K
F11Lampe fluorescente tribande, à bandes étroites, utilisée entre autres pour vérifier le métamérismeSource 11Source 124 000 K

On fixe aussi l’observateur, qui représente la réponse à la couleur d’une personne à la vision normale. L’observateur 2° s’applique aux champs visuels de 1° à 4°, et l’observateur 10° aux champs plus largesSource 13. Dans l’automobile, on utilise généralement D65 avec 10°, et dans l’impression, D50 avec 2°Source 14.

Ce qui accompagne une mesure de couleur

Des valeurs L*a*b* sans leur illuminant, leur observateur et leur géométrie de mesure ne devraient pas être comparées à d’autresSource 4Source 15. Indiquez-les ensemble, par exemple L*a*b* en D65/10° avec l’instrument et sa géométrie.

Comment exprime-t-on l’écart entre deux couleurs ?

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La distance entre deux couleurs se résume en un nombre, l’écart de couleur ou ΔE (delta E). Il existe plusieurs formules, et elles donnent généralement des valeurs différentes pour la même paire d’échantillonsSource 5.

ΔE*ab, de 1976, est l’écart de couleur propre à CIELAB, la distance en ligne droite entre deux points de cet espaceSource 6Source 16. Une unité pèse autant dans n’importe quelle directionSource 7. Mais la tolérance visuelle se représente mieux par un ellipsoïde, et avec une boîte ou une sphère autour de l’étalon, on peut accepter certains échantillons que l’œil refuseraitSource 16.

CMC et CIE94, des tolérances en forme d’ellipsoïde

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CMC, reprise par la norme textile ISO 105-J03 et utilisée aussi dans d’autres secteurs, adapte l’ellipsoïde à la couleur de l’étalon, de sorte qu’une même limite convient à des couleurs différentesSource 17Source 16. Ses facteurs l et c pondèrent la clarté et le chroma ; dans les plastiques, l se fixe autour de 1,4 et c à 1, selon un fabricant d’instrumentsSource 7. La valeur maximale acceptée s’appelle facteur commercialSource 18. CIE94, issue du rapport CIE 116 de 1995, corrige l’effet du chroma sur la perception des écartsSource 19.

CIEDE2000, la formule recommandée aujourd’hui

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CIEDE2000, ou ΔE00, est issue du rapport CIE 142 de 2001 et ajoute des corrections selon la clarté, le chroma, la teinte et l’interaction entre chroma et teinteSource 20. Elle est normalisée dans l’ISO/CIE 11664-6Source 21, et l’ASTM D2244 la recommande pour des écarts de 0 à 5 unités ΔE*ab et la présente comme très utilisée, y compris dans les plastiquesSource 5.

C’est une formule conçue pour les petits écarts. Une étude de 2005 sur sa mise en œuvre a relevé des versions erronées sur internet et proposé 34 paires de test pour la vérifierSource 22. C’est avec elle, vérifiée sur ces paires, qu’a été calculé un exemple pour cet article : un rouge tuile de L* 50, a* 40 et b* 30, déplacé de 2 unités ΔE*ab dans trois directionsSource 21Source 22.

Un déplacement de 2 unités ΔE*ab sur un rouge tuile, exprimé en ΔE00
ChangementΔE*abΔE00
Plus clair, L* de 50 à 522,02,0
Autre teinte, à clarté constante2,01,3
Plus de chroma, à teinte et clarté constantes2,00,6

Pour ΔE*ab, les trois échantillons sont à la même distance ; pour ΔE00, non. Selon un fabricant d’instruments, une tolérance en ΔE00 peut concorder avec l’œil dans environ 98 % des cas, contre environ 75 % pour une tolérance en L*a*b*Source 8.

Banc de comparaison des couleurs avec l’étalon rouge tuile et l’échantillon, décalé de 2 unités de chroma, soit un ΔE*ab de 2,0 et un ΔE00 de 0,6

Banc de comparaison des couleurs. Au fond, deux plaques debout : l’étalon, un rouge tuile de L* 50, a* 40 et b* 30, et l’échantillon. Devant, le plan a*b* porte la pastille de l’échantillon, décalée de 2 unités de chroma, et à gauche se dresse une colonne de clarté L*. Sur le plan, un petit cercle délimite les couleurs situées à un ΔE*ab de 2 et un ovale bien plus large dans la direction du chroma délimite celles situées à un ΔE00 de 2. L’échantillon est à un ΔE*ab de 2,0 et à un ΔE00 de 0,6.

Deux couleurs et leur écart en ΔE*ab et en ΔE00. En ΔE*ab, une unité compte autant dans toutes les directions ; en ΔE00, le même déplacement pèse différemment selon qu’il modifie la clarté, le chroma ou la teinte.

Ne comparez pas des valeurs issues de formules différentes

Il n’existe pas de facteur simple qui convertisse exactement le ΔE d’une formule en celui d’une autre pour toutes les couleursSource 5. Une tolérance sans le nom de sa formule ne peut pas être vérifiée.

Pourquoi deux pièces identiques à l’usine diffèrent-elles en magasin ?

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À cause du métamérisme. Deux couleurs aux spectres différents peuvent avoir les mêmes valeurs tristimulus dans des conditions donnéesSource 23, et c’est de ces trois nombres, X, Y et Z, que découlent les coordonnées L*a*b*Source 8. Deux pièces de ce type ont des courbes de réflectance spectrale différentes et peuvent paraître identiques sous une lumière et différentes sous une autreSource 24.

Cela se produit lorsqu’on obtient la même couleur avec des colorants différents, et l’acheteur exige généralement une correspondance non métamériqueSource 25. L’évaluation visuelle compte encore davantage si la pièce n’est pas du même matériau que l’étalonSource 3.

Cabine de lumière avec deux plaques gris bleuté, différentes sous la lumière F11, à un ΔE00 de 3,0, et identiques sous la lumière du jour D65

Cabine de lumière, grise à l’intérieur, avec deux plaques gris bleuté posées sur un pupitre et, à côté, un spectrophotomètre qui affiche les courbes de réflectance des deux plaques, différentes et croisées. Sous la lumière F11, un fluorescent tribande, les plaques paraissent différentes, à un ΔE00 de 3,0. Sous la lumière du jour D65, elles donnent les mêmes valeurs L*a*b* et on ne les distingue plus.

Deux plaques calculées pour cet article à partir de données spectrales de la CIE (CC BY-SA 4.0). Sous la lumière du jour D65 et avec l’observateur 10°, leur ΔE00 est de 0 ; sous l’illuminant fluorescent tribande F11, elles s’écartent d’environ 3 unités.

La figure utilise une paire métamère synthétique, un gris bleuté calculé à partir des données officielles de la CIE pour concorder exactement sous D65 avec l’observateur 10°Source 26. Son ΔE00 vaut 0,8 sous D50, 1,0 sous F2, 2,8 sous A et 3,0 sous F11, et 1,8 sous D65 en passant à l’observateur 2°. La valeur sous F11 a été choisie pour rendre l’effet visible ; ce n’est pas une tolérance.

On le détecte en mesurant sous deux illuminants ou plus aux spectres très différents, comme D65 et ASource 24. L’écart qui apparaît lorsqu’on change de lumière ou d’observateur est l’indice de métamérisme, et il faut indiquer avec quelle formule il a été calculéSource 27. L’ISO 18314-4 décrit son calcul pour un changement d’illuminantSource 28 et l’ASTM D4086, la manière de le détecter à l’œilSource 25. Comme les formules d’écart de couleur sont optimisées pour la lumière du jour, sous d’autres lumières la valeur se confirme à l’œilSource 5.

Si votre pièce doit être assortie à une autre

Demandez que l’instrument compare la couleur sous au moins deux lumières de spectres très différents, comme D65 et F11, et que la comparaison visuelle en cabine se fasse sous au moins troisSource 24Source 11Source 4.

Avec quel instrument mesure-t-on la couleur d’une pièce ?

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Un colorimètre filtre la lumière réfléchie par l’échantillon en trois bandes, rouge, verte et bleue, comme les cônes de l’œilSource 1. Il est pratique pour les contrôles de routine, mais, sans courbe spectrale, il ne détecte pas le métamérisme et ne permet pas de formuler une couleurSource 1Source 29.

Un spectrophotomètre mesure la réflectance à chaque longueur d’onde, généralement de 400 à 700 nm et souvent par pas de 10 nmSource 1. À partir de cette courbe, il calcule la couleur sous n’importe quel illuminant qu’il a en mémoire, ce qui lui permet de détecter le métamérismeSource 24, et les modèles de table mesurent souvent aussi en transmissionSource 1.

La géométrie est la manière dont l’instrument éclaire l’échantillon et recueille la lumière, et elle modifie la valeur mesuréeSource 15. En voici deux.

  • 45/0, qui éclaire à 45° et mesure à 0°, ou l’inverse. Elle exclut la réflexion spéculaire et se rapproche de la façon dont l’œil voitSource 1.
  • d/8, qui éclaire de façon diffuse au moyen d’une sphère d’intégration et mesure à 8°, réflexion spéculaire incluse (SCI) ou exclue (SCE)Source 1.

Brillant et texture, avec ou sans réflexion spéculaire

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La réflexion spéculaire est la lumière qui rebondit comme sur un miroir, et celle qui se disperse dans toutes les directions est la réflexion diffuse. Sur une pièce brillante, la réflexion spéculaire est forte et la lumière diffuse plus faible ; sur une pièce mate, c’est l’inverseSource 30. C’est pourquoi, à coloration similaire, une plaque opaque brillante paraît plus foncée qu’une plaque mateSource 31.

Le mode SCE mesure la couleur telle qu’une personne la voit et sert à vérifier en production qu’elle concorde avec l’étalon. Le mode SCI mesure la réflexion totale, qui ne dépend pas de la finition si le matériau est le même, et sert à ajuster les formulations de couleurSource 30.

Comment mesurer selon la surface et la transparence de la pièce
PièceCe qu’il convient de faire
Plane et très brillanteMesurer sans la réflexion spéculaireSource 32
Finition mateAvec ou sans, il ne devrait pas y avoir d’écart notableSource 32
Avec un brillant intermédiaire ou une textureUne géométrie 45/0 peut mieux concorder avec ce que l’on voitSource 32
Deux échantillons de brillant ou de texture très différentsMesurer les deux avec la réflexion spéculaire, pour comparer la couleur du matériau lui-mêmeSource 32
Translucide ou transparenteUn instrument qui mesure en transmissionSource 31

Oui. L’ASTM D1729 juge essentielle l’évaluation visuelle normalisée pour les correspondances critiques et la recommande pour choisir ou approuver une couleurSource 3. Elle se fait dans une cabine de lumièreSource 33, sous une lumière du jour simulée D65, que la norme présente comme celle que recommande la CIE, et l’observateur doit avoir une très bonne vision des couleurs et de l’expérienceSource 3.

Un fabricant d’instruments cite le paragraphe de la norme qui, pour une évaluation critique de matériaux de clarté moyenne, demande entre 1 080 et 1 340 lx au centre de la zone observéeSource 33. La tolérance instrumentale doit être confrontée à cette évaluationSource 5.

Quelle norme s’applique à la cabine

L’ISO 3664 régit les conditions d’examen en arts graphiques et en photographie et ne s’applique pas en dehors de ces domainesSource 34. Pour les pièces opaques, comme beaucoup de pièces en plastique, une pratique très répandue dans l’industrie est l’ASTM D1729Source 3.

Comment colore-t-on le plastique avant de l’injecter ?

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Le plastique s’injecte à partir de granulés, de petits grains de matière, et parmi les façons habituelles de le colorer figurent le mélange maître (masterbatch), le prémélange et les granulés précolorésSource 35. C’est l’étape Des granulés à la couleur de notre page d’accueil, où les teintes présentées sont des exemples.

Trois façons de colorer le plastique
MéthodeDescriptionPoints d’attention
Mélange maîtreUn concentré de pigments dispersés dans un polymère support compatible avec celui de la pièceSource 36. Il est dosé avec les granulés naturels à un taux fixeSource 35.Le taux d’incorporation habituel va de 1 à 3 % et il est indiqué par le fabricant du mélange maîtreSource 36.
PrémélangeLes granulés naturels déjà mélangés à sec avec le mélange maîtreSource 35.Utile en l’absence d’équipement de dosage sur la machineSource 35.
Granulés précolorésDes granulés dans lesquels le pigment est déjà incorporé, prêts à l’emploiSource 35.Souvent choisis par ceux qui n’ont pas l’expérience de la mise à la teinte, ils conviennent aux plastiques techniques qui demanderaient beaucoup de mélange maîtreSource 35.

Dans un mélange maître, la dispersion, c’est-à-dire la bonne répartition du pigment, est importante. Elle s’obtient lors de la fabrication du concentré, grâce à un bon mélange, un fort cisaillement (la matière fondue est malaxée énergiquement) et la bonne températureSource 36.

Pourquoi la couleur varie-t-elle d’un lot à l’autre ?

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Même avec une formulation de couleur correcte, le résultat peut varier selon la matière première, la matière recyclée, la température, le temps de séjour, le moulage, le refroidissement, la texture ou la géométrie de la pièceSource 37.

  • Temps de séjour, le temps que les granulés passent dans le fourreau, exposés à la chaleur et au cisaillementSource 38. Les conditions de transformation pèsent davantage avec des pigments sensibles à la chaleur, avec de la matière recyclée et pour les pièces translucides ou à paroi minceSource 37.
  • Épaisseur. La translucidité dépend de l’épaisseurSource 39, et pour les films transparents, une épaisseur différente modifie la couleurSource 40.
  • Finition. Le brillant et la texture modifient la couleur perçue même si le matériau est le mêmeSource 30.
  • Matière recyclée. Si la matière entrante varie, il peut être nécessaire d’ajuster en ligne le taux de mélange maître pour maintenir la couleurSource 41.

Notre guide des types de moules d’injection vous montre ce qu’implique chaque système d’alimentation lors d’un changement de couleur.

Quelle tolérance de couleur peut-on demander ?

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L’ASTM D2244 ne fixe pas de valeur pour les pièces en plastique. Selon la norme, l’acheteur et le vendeur conviennent de la tolérance et de sa méthode de calcul, car chaque matériau et chaque usage peuvent exiger la leur, et le brillant ou la texture influent sur ce qui est acceptéSource 5.

Un fabricant d’instruments cite 0,5 CMC ou moins dans l’automobile et 2,0 ou plus dans l’impression, et rappelle que la tolérance doit correspondre à ce que le procédé peut reproduireSource 14. Ce ne sont pas des valeurs pour votre pièce : elles montrent pourquoi la tolérance se négocie.

  1. Rassemblez des pièces que vous accepteriez et des pièces que vous refuseriez, entre 10 et 20 au minimum selon un fabricant d’instruments, et mesurez-lesSource 8.
  2. Fixez la limite en dessous du ΔE de l’échantillon à refuser le plus procheSource 8.
  3. Confrontez cette tolérance à une évaluation visuelle en cabineSource 5.
  4. Demandez aussi ΔL*, Δa* et Δb*. Le ΔE indique de combien la couleur s’écarte, mais pas dans quelle direction, et sans la direction on ne sait pas comment la corrigerSource 5Source 9.
  • L’étalon, l’échantillon approuvé auquel on compare la productionSource 7.
  • La formule, avec ses facteurs le cas échéant, et la valeur maximaleSource 5.
  • L’illuminant, l’observateur et les lumières de l’essai de métamérismeSource 24.
  • L’instrument, sa géométrie et le mode de mesure, SCI ou SCESource 15Source 32.
  • Les modalités de l’évaluation visuelleSource 3.

La limite n’est pas un couperet

Avec une tolérance de 1,00, un échantillon à 0,99 et un autre à 1,01 sont, à l’œil, pratiquement de la même couleurSource 8. C’est pourquoi la valeur s’accompagne de l’étalon et de l’évaluation visuelle.

Si vous préparez une demande de devis, ajoutez ces données à celles de la pièce. Notre guide pour demander un devis d’injection plastique vous indique ce qu’il est utile d’envoyer en plus.

Questions fréquentes sur la couleur des plastiques

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Quel ΔE est acceptable pour une pièce en plastique ?

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Celui dont le client et le fabricant conviennent selon la pièce, son usage et ce que le procédé peut reproduireSource 5Source 14. Sans sa formule, son illuminant et son observateur, la valeur ne peut être ni interprétée ni vérifiée.

Pourquoi ma pièce brillante paraît-elle plus foncée que l’échantillon mat ?

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Parce que le brillant modifie la couleur perçueSource 31. Pour comparer la couleur du matériau entre deux finitions différentes, on mesure les deux avec la réflexion spéculaire incluseSource 32.

Peut-on maintenir la couleur avec du plastique recyclé ?

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C’est plus exigeant, car la matière entrante varieSource 37Source 41. Une étude récente sur des matières recyclées post-industrielles mesure par capteur la couleur des pièces injectées, calcule la dose de mélange maître à ajouter et obtient ainsi une couleur plus constanteSource 41.

Vous trouverez d’autres réponses courtes dans les questions fréquentes de notre page d’accueil.

Et si nous parlions de la couleur de votre pièce ?

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La couleur d’une pièce commence à se décider avant l’injection, lorsqu’on convient de la façon dont elle sera mesurée et du moment où elle sera jugée conforme. Chez Bersil, nous fabriquons par injection et soufflage plastique à Tibi (Alicante), avec des presses à injecter de 100 à 500 t de force de fermeture, et moins de 1 % des pièces nous sont retournées.

Dites-nous de quelle couleur vous avez besoin, avec quoi elle doit s’accorder et sous quelle lumière elle sera vue, et nous l’étudions avec vous. Vous pouvez parler à notre équipe, qui vous offre un service 100 % humain, ou découvrir d’abord sur quoi repose notre qualité.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le moulage par injection et le soufflage des plastiques, ces lectures vous aideront à mieux comprendre ce domaine. Ce sont celles que nous avons utilisées pour rédiger cet article.

  1. Spectrophotometers vs. Colorimeters, Tools for traceable measurement of colourBlog d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 1
  2. Instrument measurements can detect slight differences that the human eye cannot distinguishGuide technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, partie I, s. d.Revenir à la première citation de la source 2
  3. ASTM D1729-22, Standard Practice for Visual Appraisal of Colors and Color Differences of Diffusely-Illuminated Opaque MaterialsASTM International, 2022Revenir à la première citation de la source 3
  4. In-Depth Guide on How to Measure Color in PlasticsPlastics Technology, contenu sponsorisé, 2019Revenir à la première citation de la source 4
  5. ASTM D2244-25, Standard Practice for Calculation of Color Tolerances and Color Differences from Instrumentally Measured Color CoordinatesASTM International, 2025Revenir à la première citation de la source 5
  6. ISO/CIE 11664-4, Colorimetry, Part 4, CIE 1976 L*a*b* colour spaceCIE, Commission internationale de l’éclairage, 2019Revenir à la première citation de la source 6
  7. Color Differences and Tolerances, Commercial Color AcceptabilityNote technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 7
  8. Tolerancing, The Key to Accurate ColorLivre blanc d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, 2020Revenir à la première citation de la source 8
  9. L*a*b* Color Space, Uniform Color SpaceGuide technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, partie IV, s. d.Revenir à la première citation de la source 9
  10. ISO/CIE 11664-2, Colorimetry, Part 2, CIE standard illuminantsCIE, Commission internationale de l’éclairage, 2022Revenir à la première citation de la source 10
  11. Understanding IlluminantsPage d’assistance d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 11
  12. How will the apparent color change when the light source is changed?Guide technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, partie II, s. d.Revenir à la première citation de la source 12
  13. ISO/CIE 11664-1, Colorimetry, Part 1, CIE standard colorimetric observersCIE, Commission internationale de l’éclairage, 2019Revenir à la première citation de la source 13
  14. Tips for Defining a Realistic Pass/Fail ToleranceBlog d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, 2017Revenir à la première citation de la source 14
  15. ASTM E179-17 (2022), Standard Guide for Selection of Geometric Conditions for Measurement of Reflection and Transmission Properties of MaterialsASTM International, 2022Revenir à la première citation de la source 15
  16. What Color Tolerancing Method Should I Use?Article technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 16
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  18. Gestión de color, control de calidad (póster de tolerancias)Affiche technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, 2005Revenir à la première citation de la source 18
  19. CIE 116, Industrial colour-difference evaluationCIE, Commission internationale de l’éclairage, 1995Revenir à la première citation de la source 19
  20. CIE 142, Improvement to industrial colour-difference evaluationCIE, Commission internationale de l’éclairage, 2001Revenir à la première citation de la source 20
  21. ISO/CIE 11664-6, Colorimetry, Part 6, CIEDE2000 colour-difference formula (fiche de la norme)ISO et CIE, fiche sur EVS (Estonian Centre for Standardisation), 2022Revenir à la première citation de la source 21
  22. The CIEDE2000 Color-Difference Formula, Implementation Notes, Supplementary Test Data, and Mathematical ObservationsG. Sharma, W. Wu et E. N. Dalal, Color Research and Application 30(1), 2005Revenir à la première citation de la source 22
  23. Metamerism, terme 17-23-006 du Vocabulaire international de l’éclairage (e-ILV)CIE, Commission internationale de l’éclairage, 2020Revenir à la première citation de la source 23
  24. A spectrophotometer can even handle metamerism, a complex problemGuide technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, partie II, s. d.Revenir à la première citation de la source 24
  25. ASTM D4086-18 (2023), Standard Practice for Visual Evaluation of MetamerismASTM International, 2023Revenir à la première citation de la source 25
  26. Datasets, tables de données colorimétriques (illuminants D65, A, D50 et fluorescents, observateurs 2° et 10° et échantillons de réflectance de la CIE 224)CIE, Commission internationale de l’éclairage, 2017 à 2022Revenir à la première citation de la source 26Licence CC BY-SA 4.0
  27. Metamerism index, terme 17-23-007 du Vocabulaire international de l’éclairage (e-ILV)CIE, Commission internationale de l’éclairage, 2020Revenir à la première citation de la source 27
  28. ISO 18314-4, Analytical colorimetry, Part 4, Metamerism index for pairs of samples for change of illuminant (fiche de la norme)ISO, fiche sur EVS (Estonian Centre for Standardisation), 2024Revenir à la première citation de la source 28
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  31. Plastic Plaques Color MeasurementArticle technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 31
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  36. Mixing and Compounding MasterbatchesPlastics Consultancy Network, s. d.Revenir à la première citation de la source 36
  37. Colour measurements of opaque or translucent plastic (plastics processors)Page d’applications d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 37
  38. Important Factors and Approaches to Estimating Residence Time in Injection MoldingPlastics Technology, 2024Revenir à la première citation de la source 38
  39. How to use Contrast Ratio as a measure of TranslucencyNote technique d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, s. d.Revenir à la première citation de la source 39
  40. Best Practices for Measuring the Color of Transparent Plastic FilmBlog d’un fabricant d’instruments de mesure de la couleur, 2025Revenir à la première citation de la source 40
  41. A color masterbatch assistance system for optimizing product color by masterbatch addition in injection molding of post-industrial recyclatesM. Pöttinger, C. Marschik, K. Straka, K. Fellner et G. Steinbichler, International Polymer Processing, 2025Revenir à la première citation de la source 41

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